La chute de cheveux chez la femme est souvent mal comprise. Contrairement à l'alopécie masculine, elle est diffuse, progressive, et ses causes sont multiples. La chute féminine ne suit pas le schéma simple de la calvitie masculine, elle est plus subtile et souvent plus angoissante.
Cinq causes médicales sont à connaître. Les carences nutritionnelles : fer (ferritine), vitamine D, zinc, vitamine B12, très fréquentes chez les femmes. Les déséquilibres hormonaux : thyroïde (hypo ou hyper), post-partum, ménopause, syndrome des ovaires polykystiques. Le stress : un choc émotionnel ou physique peut déclencher un effluvium télogène 2 à 3 mois plus tard. L'alopécie androgénétique féminine : héréditaire, elle se manifeste par un affinement diffus sur le sommet du crâne. Enfin, certaines alopécies cicatricielles, plus rares, détruisent définitivement les follicules.
Le diagnostic repose sur trois piliers. Le bilan sanguin : ferritine, vitamine D, TSH, zinc, hormones si nécessaire. La trichoscopie : examen du cuir chevelu en grossissement qui révèle la densité folliculaire, le ratio anagène/télogène, et les signes d'inflammation. L'interrogatoire : mode de vie, stress, changements récents, antécédents familiaux. Sans diagnostic, tout traitement est à l'aveugle.
Les protocoles validés incluent le PRP (plasma riche en plaquettes), la mésothérapie capillaire, et les exosomes. Le PRP utilise votre propre sang pour concentrer les facteurs de croissance, injectés dans le cuir chevelu. La mésothérapie apporte un cocktail de vitamines et d'acides aminés directement aux follicules. Les exosomes vont plus loin en apportant des signaux régénérateurs concentrés.
Ces approches stimulent les follicules dormants et ralentissent la chute. Les résultats apparaissent en 3 à 6 mois, il faut être patient. Un protocole typique comprend 3 à 5 séances espacées d'un mois, puis un entretien trimestriel. Le traitement est plus efficace au début de la chute, quand les follicules sont encore actifs.
À Glowy, nous commençons toujours par un diagnostic complet avant de recommander un protocole. La chute de cheveux n'est pas une fatalité, mais elle se traite d'autant mieux qu'elle est prise tôt et que la cause est identifiée.


